L’Uberisation, la blockchain,  tout le monde en parle aujourd’hui : tous les business models des services financiers  seraient sur le point d’être disruptés, ubérisés, désintermédiés. Qu’en est-il du rôle du tiers de confiance dans la gestion des transactions numériques ?

Nous nous sommes penchés sur le sujet pour essayer de comprendre ses changements rapides afin de nous projeter dans les usages d’un avenir désormais proche.

Observons le rôle d’un tiers de confiance sur la gestion d’une transaction digitale

Le tiers de confiance doit répondre à une série de règles et de normes techniques issues de la réglementation des gouvernements. En Europe, la réglementation eIDAS définie clairement le rôle d’un tiers de confiance. 

L’idée qui consiste à penser que la confiance numérique est un sujet cryptographique  est fausse, en effet le sujet est avant tout juridique : il s’agit de créer la confiance à travers un tiers afin de la véhiculer via la blockchain pour des besoins annexes au contrat initial.
Ainsi la technologie blockchain permet de simplifier les interactions sur un contrat et d’offrir des services additionnels de façon simple et décentralisée.

Nous nous sommes attachés, dans la vidéo que vous pouvez découvrir ci-dessous, à définir la complémentarité entre la blockchain et un tiers de confiance sur une transaction digitale basée sur la signature électronique, tout en nous appuyant sur un exemple concret : l’achat d’un véhicule connecté.

Même sans être un spécialiste, il est facile de se rendre compte du potentiel d’intégration de ces 2 technologies pour imaginer les services de demain et ce, tout en gardant l’utilisateur au centre de ces services pour en favoriser une adoption rapide.

En tout état de cause, la blockchain représente effectivement l’avenir des échanges entre les entreprises (quelles qu’en soit la taille). La disruption qu’elle introduira ne pourra se concrétiser qu’en l’associant à un cadre légal qui doit avoir une maturité certaine. A titre de comparaison, la signature électronique a eu besoin de 10 ans pour bénéficier d’une réglementation commune aux états membres de la communauté Européenne.

Néanmoins, l’association des 2 technologies représente une formidable opportunité pour le smartcontract, très certainement promis à un avenir radieux.

Michael Lakhal

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