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Les offres sont alléchantes : “nouveaux data center en Europe”, “signature qualifiée”, “signez plus vite”, “augmentez vos ventes”, “simplifiez vos processus”, “sécurisez vos échanges”, “signez tous vos documents en ligne”, “paraphez vos documents où que vous soyez”, “signature électronique gratuite”,…

Puis, il y a les pédagogues : “La signature électronique, qu’est-ce que c’est ?”, “Comment expliquer la signature électronique à mon manager”,… Et bien sûr, les définitions de Wikipédia, du site comment ça marche, etc. Je me suis arrêté aux résultats des 5 premières pages. J’y ajouterais les experts de la réglementation eIDAS et autres sigles ésotériques comme RGS, Xades, Pades et consorts.

Et quand on rentre dans chaque site, tout le monde parle de signature simple, avancée, qualifiée, RGS, eIDAS. Des sigles incompréhensibles, sauf par les ‘’experts’’, désignant des technologies afin que vous leur fassiez une confiance aveugle.

Pour paraphraser Léa Salamé  : et maintenant on fait quoi ? Ci-dessous, je vous donne quelques pistes.

Evidemment, je suis tenté de vous dire “Appelez DocuSign” 🙂 …  Mais dans cet article de blog, je me suis donné comme code de conduite de ne pas vendre nos offres et de vous proposer de vrais conseils objectifs. Je vous propose donc les 10 points qui me semblent essentiels à surveiller :

  1. Choisissez la compétence du commercial et de l’avant-vente. On s’aperçoit rapidement quand on se lance dans un projet de signature électronique qu’il s’agit de projets au croisement entre de la technique, de l’organisationnel et du légal.
  2. Évitez les fournisseurs qui n’ont pas d’offre d’essai gratuit sur leur site – les fournisseurs qui ont une offre “userfriendly”, bien conçue et efficace la propose forcément en libre accès pour que les prospects puissent tester par eux même.
  3. Choisissez un Tiers de Confiance Agréé. Pour simplifier, le tiers de confiance est un notaire en ligne qui appose son sceau et qui délivre des identités numériques. Depuis le 1er juillet 2016, c’est le règlement Européen qui s’applique et il faudra donc se référer à la trusted List Européenne, ici, afin de connaître les prestataires de confiance certifiés.
  4. Si vous êtes une société internationale, regardez la capacité d’évolutivité du prestataire : son offre doit être multilingue et il doit être en mesure de prendre en compte les cadres législatifs internationaux.
  5. Pour les sociétés qui adressent les particuliers pour leur faire signer des contrats ou des engagements importants, vérifiez que le prestataire offre le bon niveau de signature, « signature qualifiée ». En cas de litige, les conséquences peuvent être importantes.
  6. Évitez les solutions peu flexibles. Vous trouverez des prestataires spécialistes qui vous proposeront une offre parfaite pour votre cas d’usage – probablement grâce à des développements spécifiques. Ne choisissez pas une solution monolithique. La signature électronique est une technologie virale – plus vous allez en faire, plus vous (ou vos collègues) allez trouver de nouveaux processus à dématérialiser… Orientez-vous donc vers une solution ouverte, flexible, complète, capable de gérer l’ensemble de la transaction électronique.
  7. Évitez en général les solutions trop spécifiques ou verticales, comme une clé USB qui embarquerait un certificat, un logiciel de signature électronique à installer, un espace de stockage, un navigateur, un gestionnaire de mot de passe etc.
  8. Pour un retour sur investissement rapide, choisissez un prestataire dont la solution sera nativement connectée avec vos applications, à minima celles les plus utilisées : Microsoft, SAP, Salesforce, Google, Box, Alfresco, etc.
  9. Regardez bien la grille tarifaire, le diable se cache dans les détails : abonnement, coût à la signature ou au signataire, intégration…. Attention aux limites de poids de document et d’archivage, au coût des SMS en France ou à l’international (en cas de besoin d’authentification), au support client, etc. Une offre cloud est une offre basée sur le paiement à l’usage.
  10. Ensuite, comme pour tous les fournisseurs de votre entreprise, prenez un minium de renseignements concernant le prestataires : situation financière, références clients, notoriété, feuille de route de son application, support, partenaires,….

Voici ma petite liste, j’espère que cela vous sera utile.

J’ai d’ailleurs animé il y a 2 jours un webinar sur ce sujet, dans lequel je suis un peu plus rentré dans les détails. L’enregistrement est disponible à la demande :

Webinar : “10 Conseils pour bien choisir son fournisseur de signature électronique”

Disponible gratuitement à la demande en cliquant ici

Lorenzo

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