Histoire de l'innovation - Marie Curie signe un accord révolutionnaire

Marie Curie, physicienne et chimiste polonaise, naturalisée française est surtout connue pour ses travaux sur le polonium et le radium. Des travaux qu’elle a réalisés conjointement avec son mari, Pierre Curie, leur valant le prix Nobel de Chimie en 1911. Ce succès a toutefois été rendu possible grâce à un autre partenariat, bien plus important, avec sa sœur Bronia, médecin tout aussi ambitieuse.

Marie et Bronia souhaitaient poursuivre des études supérieures, mais celles-ci étaient interdites aux femmes en Pologne, leur pays natal. C’est ainsi qu’elles décidérent de partir étudier à l’étranger, en France. Elles passèrent un accord : chaque sœur s’engageait à financer les études de l’autre. De ce fait, Bronia se rendit à Paris dans le but de poursuivre des études de médecine. Marie, la suivit afin de financer ses études, tel que convenu. Elle se fait engager en tant que gouvernante en province. Bronia lui rend la pareille, et l’aide à financer ses études. Cet accord tacite permis à Marie de s’installer à Paris et de poursuivre des études de physique et mathématiques à la Sorbonne.

C’est ainsi que Marie rencontre Pierre Curie, professeur à l’école de physique à Paris. Mariés, les Curie travaillent ensemble dans leurs recherches sur la radioactivité, avant de découvrir, en 1898, un nouvel élément chimique : le polonium. Le radium fut découvert peu de temps après.

Les recherches des Curie ont ouvert la voie au développement de la radiographie chirurgicale. En 1916, Marie Curie obtient son permis de conduire et part régulièrement sur le front réaliser des radiographies. Le monde entier a profité de l’accord passé entre les deux sœurs. Sans celui-ci, Marie Curie n’aurait pu poursuivre d’études en France ni découvert de telles inventions révolutionnaires.

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