Tout le gratin de la signature digitale s’était donné rendez-vous à Bruxelles à la commission Européenne pour partager leurs retours d’expérience sur la mise en œuvre de la signature dans les services financiers, dans divers organismes des pays membres de l’Union Européenne.

Cette session fut une journée consacrée à la digitalisation des processus dans les services financiers et à la maturation des pratiques. Cette tâche est ardue, car la transformation du secteur liée à la digitalisation des entreprises s’accélère, et les pratiques se diversifient sous la houlette de la réglementation européenne eIDAS qui entrera en vigueur en juillet de cette année.

De manière générale, tout les pays ont adapté leurs droits nationaux pour être conformes à cette réglementation. Cela va sans aucun doute aider les différents gouvernements à aller plus vite sur ces sujets.

La carte d’identité ou de résident VS la signature Cloud :

Un représentant du gouvernement Estonien a témoigné en présentant une solution largement déployée en Estonie de cartes de résident permettant l’identification et la signature à tout les services administratifs Estoniens partout dans le monde.

Ces cartes sont délivrées via les mairies et les ambassades (pour les résidents étrangers), à travers un processus en face à face.

De façon tout à fait différente, l’Autriche a présenté une solution de signature dans le Cloud dite « Signature par SMS », pour donner plus de flexibilité aux utilisateurs et pour offrir une solution avec aucune adhérence technique avec l’appareil utilisé pour réaliser la transaction.

Lors de cette session différentes sociétés ont également présenté des processus d’identification qui peuvent déboucher sur de la signature électronique :

  • OIX  (très présent au Royaume Uni) a présenté une solution basée sur la reconnaissance faciale à travers une webcam ou un smartphone.
  • InfoCert (un des acteurs majeurs en Italie ) présente le face à face virtuel entre un conseiller à distance et un signataire pour l’identifier.
  • Mobile Connect a présenté une solution d’authentification à 2 facteurs à travers un mobile qui utilise des QR code très utilisées dans les pays nordiques.
  • YOTI a présenté une solution basée sur un moyen cryptographique intégré au téléphone de l’utilisateur qui peut être partagé sur plusieurs sites Internet (le PayPal de l’identification)

Le plus important est de faire converger ces différentes technologies pour arriver à un standard que les juges de l’union Européenne pourront apprécier en cas de litige à travers les différentes jurisprudences.
Il est temps d’harmoniser les moyens et les technologies sur un socle commun, pour rester dans l’esprit de la réglementation eIDAS dont les bases juridiques sont déjà communes.

A propos de l’auteur

Photo Michael Lakhal Michael Lakhal est Product Marketing Manager chez DocuSign.
Passionné par les nouvelles technologies, il travaille à mettre en place les solutions indispensables dans le monde de demain.
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