La France, en retard sur la transition numérique ?

Il ne se passe pas un instant sans qu’un de ces mots ne surgisse dans le quotidien de chacun. Récemment lors du CES (consumer electronic show) à las Vegas, chaque jour de l’exposition nous avons eu droit à de nombreux articles:
‘’La French Tech séduit las Vegas’’, ‘’notre Ministre de l’économie, Emmanuel Macron, porte –parole de la French Tech aux Etats-Unis’’ le tout relayé sur différents medias, France 3, le Point, les échos, usine -digitale, 20 minutes, France 24, plus de 199 000 résultats avec les mots clés French Tech et Emmanuel Macron sur Google.

Et pourtant, la France est en 2015, à la 26ème position mondiale selon l’indicateur NRI (Network Readiness Indicator) qui mesure la propension des pays à exploiter les opportunités des technologies de l’information et de la communication. Selon un autre sondage de TNS Sofres respectivement 69 % et 57 % des dirigeants de TPE et PME déclarent ne pas connaître le Cloud.

Un dernier chiffre montre qu’il existe un certain décalage entre la population et les entreprises. La majorité des français ont adopté les nouvelles technologies, 82% des usagers sont équipés d’Internet et 60% d’entre eux font des achats en ligne ou utilisent les services de l’administration électronique. A l’inverse l’usage semble se faire plus lentement dans les entreprises, en 2013, 14% des entreprises avait reçu une commande par internet, 65% d’entre-elles disposent d’un site Internet. [1]

Serions-nous ces irréductibles Gaulois réfractaires à tout changement ?

L’utilité de la transformation numérique n’est pas perçue par nos chefs d’entreprises

Il est légitime pour un artisan, qu’il soit plombier dans une grande agglomération ou tout simplement apiculteur dans le Lubéron de se dire qu’avec ou sans Internet, il y aura toujours des fuites d’eau et des abeilles qui continueront à produire du miel dans les ruches.
Bien sûr c’est tout à fait vrai. Mais certains d’entre eux ont compris l’intérêt de ce réseau mondial et vous pouvez désormais trouver sur Internet un bon artisan plombier près de chez vous ou acheter du miel du Lubéron.

En dehors de l’aspect visibilité que peut apporter l’Internet, on constate aujourd’hui que les chefs d’entreprise n’ont pas pris la mesure du réel apport des technologies de l’information dans leur gestion d’entreprise au quotidien. La marge de nos entreprises est par conséquent en dessous de la moyenne européenne : 28% de marge contre 38% en moyenne dans l’UE. [2]

Certes, il y a d’autres facteurs que le manque d’investissement dans les nouvelles technologies pour expliquer cet écart.

La transformation numérique est pourtant une réelle source d’amélioration de la productivité

Un exemple :
Une facture fournisseur papier : temps de traitement moyen 14 jours, tri du courrier, saisie des données, gestion de flux papiers, aller-retour entre services, approbation, bon pour paiement, classement pour archivage, estimation du coût 15 €.

En dématérialisant les factures, les entreprises peuvent faire entre 25% et 50% d’économie sur le coût de traitement manuel. J’élimine le coût du traitement courrier, la saisie, l’archivage.
L’objectif recherché est de créer un cercle vertueux : je reçois des factures électroniques de mes fournisseurs et j’envoie des factures électroniques à mes clients.

On peut aussi dématérialiser les contrats commerciaux, les contrats de travail ou contrats de mission d’intérim, des fiches de paie…simplement en les signant électroniquement.
Ces processus peuvent se numériser sans que vous soyez obligés de mettre en place un projet Informatique coûteux et long.

Par quoi commencer et à qui faire appel ?

Quelques règles de bon sens :

  • Choisir le département le plus favorable à utiliser les nouvelles technologies
  • Ne pas vous engager dans une transformation globale, la faire par étape, service par service,
  • Ne pas oublier que la transformation numérique passe par une phase de transition où vous aurez à gérer à la fois le process actuel et le process digital.
  • Préférer une solution qui est déjà intégrée avec les applications existantes au sein de votre département.
  • Adopter une solution multi-langues, évolutive, fonctionnant depuis n’importe quel terminal,
  • Opter pour le mode Saas
  • Exiger les qualifications du prestataire
  • Obtenir des garanties, disponibilités du service, restitution des données
  • Vérifier les capacités d’hébergement du prestataire
  • Calculer votre ROI sur 3 ans

Pour en savoir plus, vous pouvez écouter gratuitement notre Webinar : tout savoir sur la signature électronique en 45 mn

Sources :
[1] McKinsey, Eurostat, BPI France
[2] McKinsey, Accélérer la mutation numérique des entreprises

A propos de l’auteur

Photo Georges Munoz Georges Muñoz est Partners Marketing Manager chez DocuSign.
Curieux et résolu, il aime par-dessus tout dénicher des informations sur l’actualité numérique et les dernières tendances en entreprise.
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