Cette semaine, nous rencontrons Pascal Colin, qui nous en dit plus sur sa carrière et son expérience.

Pascal Colin sera sur scène le 21 septembre, à l’occasion de notre conférence annuelle ! Ne manquez pas cette occasion de le rencontrer : il accueillera notamment Frédéric Mazzella, Président-Fondateur de Blablacar. Inscrivez-vous dès maintenant en cliquant ici.

Que fais-tu chez DocuSign ?

Je suis VP EMEA et Directeur Général de DocuSign France.

Quel a été ton premier emploi après le diplôme ?

J’ai travaillé comme Ingénieur en électronique chez Thalès, le grand groupe industriel. Je designais des systèmes de communication pour les réseaux bus et les grandes villes, et y ai développé une solution qui permettait aux usagers de réduire leur temps d’attente aux arrêts de bus.

Pourquoi avoir choisi ce poste pour commencer ?

J’avais envie d’intégrer un grand groupe industriel et de travailler à améliorer la vie des gens.

Ce poste a-t-il un lien avec ce que tu fais aujourd’hui ? Qu’en as-tu appris ?

C’était un travail assez technique et je ne suis plus sur une fonction technique. Mais le point commun est qu’il s’agissait déjà de délivrer une solution ayant pour vocation de simplifier la vie des clients. Donc en un sens, la finalité de mon travail est la même : la satisfaction des utilisateurs.

Raconte-nous un moment qui a permis à ta carrière de prendre un tournant.

C’est lorsque j’ai réalisé que dans mon rôle technique, il me manquait la rencontre avec des personnes de l’extérieur. Je ressentais le besoin d’interagir avec les clients. J’ai donc décidé d’intégrer l’Insead Business School pour passer d’une spécialité technique à une carrière commerciale.

As-tu eu des mentors dans la vie ?

J’ai eu 2 mentors. L’un était mon responsable dans l’entreprise que j’ai rejoint après Thalès. J’étais jeune et parfois les clients ne me considéraient pas comme assez senior pour être leur interlocuteur. Mon mentor a su me coacher pour apprendre à interagir avec suffisamment de confiance et d’autorité pour gagner en crédibilité.

Mon second mentor n’était quant à lui pas l’un de mes managers. A l’époque, je me déplaçais beaucoup pour rencontrer les partenaires. Je me suis lié d’amitié avec l’un de mes partenaires et il m’a aidé à réaliser que j’avais l’envie de manager des personnes, et que j’étais prêt pour ça.

Comment décrirais-tu ta carrière et les choix que tu as faits ?

Ma carrière a toujours suivi la direction que j’ai souhaité lui donner. J’ai toujours pu décider quand je souhaitais partir pour rejoindre une autre société, et c’était toujours dans le cadre d’une évolution, d’une montée en responsabilité et en compétences. Je suis toujours allé vers des fonctions sur lesquelles j’allais apprendre quelque chose de nouveau et n’ai jamais fait le même travail 2 fois.

As-tu déjà eu des déconvenues dans ta carrière ?

Bien sûr. D’ailleurs, lorsqu’on ne réussit pas de la manière qu’on le souhaitait, c’est également riche d’enseignement. Lorsque vous réussissez, vous ne vous posez aucune question. Vous êtes convaincu d’avoir eu raison, même si vous avez peut-être pris de gros risques sans même le savoir. Lorsque vous échouez, vous n’avez pas d’autre choix que de vous demander pourquoi. En un sens, c’est donc plus formateur.

Nous avons tous nos forces et nos limites. Sais-tu identifier ce que sur quoi tu es très bon et ce que tu devrais déléguer ?

Ce point est très important. Il s’agit de se connaître soi-même. Quand tu sais exactement ce sur quoi tu es moins bon ou ce que tu aimes moins faire, il est important de savoir le déléguer. C’est l’une des choses que j’ai réussi à faire dans ma carrière car je sais précisément où sont mes forces. Le management en est une, aider mes collaborateurs à accomplir leurs tâches aussi, ainsi que les aider à résoudre des problèmes par eux-mêmes.

Quel conseil donnerais-tu à un jeune diplômé ?

Tout d’abord, de s’assurer de faire ce qu’il aime. Cela ne veut pas dire qu’il ne faut accepter aucune contrainte dans son travail, mais juste qu’il faut identifier clairement ce qu’on aime faire. Se concentrer sur les missions de l’entreprise, et s’il s’avère que ça corresponde à ce que vous souhaitez, s’investir pour que ça fonctionne.
Mon deuxième conseil est de savoir prendre du recul de temps en temps sur sa carrière. Prendre le temps de se regarder comme une tierce personne. C’est particulièrement essentiel de s’accorder ce temps maintenant que nous travaillons presque sans arrêt, dans le train, à la maison, un peu partout. Nous disposons de moins de temps pour penser parce que nous devons délivrer et avancer plus vite. Si on fait l’effort de s’écouter, on sait ce qui est bon pour nous. Et si on ne le fait pas, on se déconnecte de ce qui nous tient à cœur. Il s’agit vraiment de comprendre ce que l’on fait, comment on pourrait le faire mieux, et en tirer de l’énergie.

Des conseils particuliers sur comment trouver un emploi ou organiser sa recherche ?

Il faut essayer de se connecter avec des collaborateurs qui travaillent là où vous souhaitez accéder. Le mieux étant bien sûr de trouver une personne que vous connaissez. Faire appel à son réseau est important, tout comme faire suffisamment de recherches sur l’entreprise et le poste. C’est très frustrant pour un recruteur lorsque le candidat ne connaît rien à l’entreprise qu’il prétend vouloir rejoindre.

Si tu ne faisais pas ton métier actuel, que ferais-tu ?

Je suis au moment de ma carrière où je pense à la prochaine étape, dans les 5 prochaines années : la retraite. Je souhaite toujours entreprendre, mais pour des œuvres caritatives et pour aider les autres.

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