Le contrat est encore aujourd’hui très souvent un document papier, signé dans la majorité des cas en double exemplaire (un pour le fournisseur du service, l’autre pour le bénéficiaire). Cela a quelque chose de sacré, solennel : c’est la concrétisation d’un parcours de vente et de négociation qui peut avoir duré des semaines, des mois, voire même des années : c’est donc un élément à conserver avec soin et qu’il faut bien sûr être en mesure de ressortir en cas de nécessité (litiges, problèmes de prestation,…).

Imaginons maintenant que le contrat ne soit plus vu comme la finalité de la relation client mais comme l’un des outils qui nous aident à mieux gérer cette relation, à en tirer plus de satisfaction…

Dans un contrat, il y a – par exemple – une date de validité, des conditions à respecter (certaines standards, certaines moins), des informations sur les termes financiers…

Un Smart Contract est un contrat qui est capable de nous alerter au moment de sa date de fin imminente, de vérifier que les conditions sont bien respectées, de lancer automatiquement le paiement. Oui, en choisissant le contrat électronique (et je ne parle pas de la numérisation d’un contrat papier au format pdf) et grâce au monde des APIs, un contrat électronique peut désormais demander à des serveurs des actions du type :

  • Demander au compte PayPal de payer une certaine somme dans 3 mois, après avoir prouvé à PayPal que le propriétaire du compte à débiter a réellement signé le contrat et ainsi éviter d’avoir à demander ultérieurement une autorisation au propriétaire du compte
  • Demander à Google de vérifier de façon régulière s’il trouve de l’info sur un mot clé particulier (par exemple pour s’assurer que la clause de confidentialité du contrat est bien respectée)
  • Demander à la plateforme de support de l’entreprise des informations sur les interactions avec le client, pour analyser à quelle fréquence le client utilise le support
  • Vérifier de façon régulière et pendant toute la durée du contrat le taux de change, si par exemple dans le contrat on a ajouté des clauses dépendantes de ce dernier

Ce que je décris là est très similaire à la vision IoT (Internet Of Things) dans laquelle plusieurs objets se connectent entre eux et avec Internet pour pousser de l’info ou en recevoir. Sauf que là nous n’avons pas ajouté de senseurs au contrat papier, nous ne travaillons pas dans le monde physique mais uniquement dans le monde numérique (puisqu’un contrat peut désormais être signé de façon digitale, en ayant la même valeur juridique qu’un contrat papier).

Je pense qu’il est un peu tôt pour que ce service intéresse les consommateurs lambda (même si…) mais c’est incontestablement aujourd’hui un véritable outil de performance pour le monde BtoB, qui permet de gérer plus facilement l’ensemble des obligations contractuelles. Oui, garder un contrat numérique ne doit pas être vu seulement comme un bénéfice sur la partie agilité, archivage, recherche, récupération, etc par rapport à une gestion papier… mais c’est bien le point initial qui doit conduire à la transition vers les smart contracts.

Est-ce que ce cette vision vous plait ? Qu’en pensez-vous ? Et si vous nous laissiez votre avis en commentaires ? DocuSign travaille sur cette vision depuis deux ans déjà (et nous lançons en ce moment la solution DocuSign Payments, « le contrat qui paie ») donc tous vos commentaires/idées nous aiderons à conduire cette vision dans la bonne direction.

(Visited 201 times, 1 visits today)

Tags