Depuis 1 ou 2 ans, la « Transformation numérique » est de loin l’expression la plus utilisée par les acteurs du digital. Et l’équipe marketing de DocuSign ne fait pas exception – je dois l’avouer –.
Comme toute nouvelle expression, au début, ça faisait moderne et sympa, ça mettait un mot sur ce concept qui peut apporter de grands changements dans les entreprises du monde entier, à la fois en termes d’organisation, de produits et de stratégie commerciale.

Mais c’est aussi et finalement une expression vague, exploitée par trop de monde. C’est désormais une évidence que le numérique est là pour transformer la manière dont les sociétés modernes travaillent et vendent leur offres (chose que les GAFA nous ont bien prouvé, à force).

Revenons donc un instant sur le terme « Transformation numérique ».

Les designers qui créent des sites web pour les entreprises font indéniablement de la transformation numérique. Les fournisseurs de CRM (et leur intégrateurs) font aussi de la transformation numérique. Et DocuSign avec sa signature électronique, fait évidemment de la transformation numérique. Vous avez compris, la liste est longue – et un peu ennuyante. J’étais au salon Cebit (à Hanovre) la semaine dernière et presque chaque stand se proclamait acteur de la transformation numérique.

J’arrive à saturation, et je pense ne pas être le seul. Cela fait 2 ans que j’essaye d’expliquer à notre écosystème que Docusign est un acteur important de la transformation numérique, mais il est temps de passer à autre chose. J’aimerais plutôt parler de fluidité numérique. Oui, DocuSign est un acteur de la fluidité numérique – je le répète car j’aime beaucoup ce terme.

C’est bien d’avoir un site web et un CRM pour une société (mais – entre nous – ce n’est pas de la transformation numérique, c’est juste être dans le 21ème siècle…), je ne dis pas le contraire. Mais le vrai enjeu désormais est de s’assurer que les informations digitales circulent correctement au sein d’une entreprise, entre chaque département, chaque système informatique. Je ne parle pas de Big Data. Je parle d’informations, même basiques, qui doivent circuler entre tous les interlocuteurs d’une entreprise (petite mise en pratique : est-ce que dans votre société, le département facturation est au courant à chaque fois – sans devoir appeler le commercial – de ce qui a été exactement vendu au client ?).

Beaucoup de sociétés utilisent encore le papier (et le fax) pour un grand nombre de tâches internes (J’ai essayé de souscrire à la carte d’un Grand Magasin ce week-end et leur processus – je le dis en tant que client – est ridicule tant il est nécessaire d’imprimer, de faxer, de valider par téléphone, etc).

Et encore plus dangereux que les processus papiers (car cela au moins sont facilement identifiables et donc peuvent être un jour dématérialisés), il y a la ressaisie manuelle. Oui, il est encore commun dans une société que certaines informations, pour passer d’un système à un autre (par exemple d’un CRM à un système de facturation, pour rester dans le même cas de figure) nécessitent de la ressaisie manuelle. Et la ressaisie manuelle, en plus d’être une tâche fastidieuse, est source d’erreurs et donc d’inefficacité opérationnelle.

Une société qui a réussi sa transformation numérique est une société 100% numérique, 100% fluide : plus de papier, plus de ressaisie. Les informations sont à la fois centralisées et partagées entre les différents départements, les décisions et les transactions sont plus rapides, la compréhension globale du business en est grandement facilitée et les clients bénéficient d’un meilleur service en général, car ils comprennent que la société en question est soudée, fluide entièrement vouée à la satisfaction client.

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